Snep UNSA

24 juin 2022
Modèle de l’apprentissage en lycée professionnel : un dispositif perdant-perdant
La voie professionnelle a fait furtivement la une de l’actualité, le temps de la campagne présidentielle. Depuis, plus aucune information à propos d’une réforme supposée d’ampleur. Le président Macron avait pourtant lancé une idée aussi approximative qu’inquiétante…
La transformation de la voie professionnelle (TVP), une réforme oubliée par ses propres créateurs ?
La transformation de la voie professionnelle a bouleversé les habitudes de travail des PLP et a complexifié de manière significative l’organisation des services.
Le poids de l’interdisciplinarité, l’empilement des dispositifs tels que le chef-d’œuvre ou la co-intervention ont rendu les conditions de travail plus difficiles et ont conduit à une véritable perte de sens, à l’opposé même des objectifs affichés de la réforme.
En proposant une nouvelle réforme d’ampleur avant même la mise en place complète de la réforme actuelle, le président a montré toute l’étendue de sa méconnaissance et de son désintérêt de la voie professionnelle.
Nous continuons à digérer cette transformation avec ses contraintes et la charge de travail afférente. Aucune évaluation n’a été effectuée ni n’est envisagée à moyen ou long terme.
Malgré les avancées des comités de suivi nationaux, force est de constater que la déclinaison de la réforme sur le terrain demeure problématique.
Une charge de travail alourdie
Concrètement, dans de nombreuses académies, faute de moyens adaptés, trop d’établissements continuent à envisager le chef-d’œuvre comme un projet sous l’unique responsabilité de l’enseignement professionnel. Alors même que le ministère pousse à l’ouverture progressive sur un maximum de disciplines, les collègues de lettres-histoire, en premier lieu, n’ont pas toujours leur place dans un projet pourtant à visée pluridisciplinaire.
Pas facile alors dans ces conditions de construire une démarche conforme aux attentes de l’examen. Ce dernier se révèle d’ailleurs difficile à mettre en place au regard de l’organisation des épreuves dans de nombreux lycées.
Effectivement, à l’instar des épreuves de langue par exemple, les passations d’oral de chef-d’œuvre cumulées au maintien d’un maximum de cours pour les enseignants membres de jury alourdissent considérablement la tâche des PLP.
Des défis cruciaux sans cadre stabilisateur
De plus, la mise en place des modules de terminale connait une grande disparité à travers le territoire, tant dans leur organisation que dans leurs contenus. Une plus grande harmonisation et un cadre plus précis seraient souhaitables afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité du dispositif.
Enfin, le développement de la mixité de publics, un peu partout sur le territoire, continue d’inquiéter voire de fragiliser nos collègues.
Le défi sur le plan pédagogique est immense et la gestion de classe est particulièrement difficile.
Un nouveau projet de réforme déconnecté et contre-productif
Malgré les inquiétudes et les difficultés sur le terrain et avant même que toutes les leçons aient été tirées de la TVP, le président, ministre de l’Éducation à ses heures, a déjà lancé l’idée d’une nouvelle réforme de la voie professionnelle en se rapprochant du "sacro-saint" modèle de l’apprentissage.
Les enseignants ont déjà beaucoup donné ; parfois sans les moyens, ni la formation, ni l’accompagnement nécessaire… La reconnaissance de leur investissement n’est pas au rendez-vous.
Comme le Snep-Unsa le répète depuis de nombreuses années, l’apprentissage n’est pas un modèle que l’on pourrait dupliquer et adopter tel quel n’importe où. Il n’est adapté qu’à une petite partie de nos jeunes qui y trouvent un véritable épanouissement. Toutefois, il n’est certainement pas fait pour l’essentiel de nos lycéens qui ont besoin de l’accompagnement particulier en lycée professionnel et du savoir-faire singulier des PLP.
L’avis du Snep-Unsa
L’enjeu est trop important pour se lancer dans des déclarations improvisées sans tenir compte de l’avis des principaux acteurs.
Il s’agit de l’avenir de milliers de jeunes et de la formation de près de 200 000 bacheliers professionnels. Leur rôle dans le développement des métiers de demain est crucial ; ils sont une partie de la réponse aux défis que notre société aura à relever dans les prochaines décennies.
Pourtant, en haut lieu, on semble toujours considérer la voie professionnelle avec mépris, et ce malgré les promesses du président quant à un "changement de méthode"...
Le quinquennat précédent a été marqué par le déroulement d’une réforme lourde et exigeante sans l’apport des moyens nécessaires. Le déploiement de la TVP s’est effectué au pas de charge, selon le calendrier initial, sans tenir compte du contexte particulier lié à la situation sanitaire et aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Le Snep-Unsa exige le retour à un véritable dialogue social, respectueux de notre expertise et de la vision à long terme de l’éducation que nous portons.
Nous demandons une plus grande stabilité dans les politiques mises en œuvre en voie professionnelle.
Le Snep-Unsa revendique des moyens à la hauteur des enjeux.
La transformation de la voie professionnelle (TVP), une réforme oubliée par ses propres créateurs ?
La transformation de la voie professionnelle a bouleversé les habitudes de travail des PLP et a complexifié de manière significative l’organisation des services.
Le poids de l’interdisciplinarité, l’empilement des dispositifs tels que le chef-d’œuvre ou la co-intervention ont rendu les conditions de travail plus difficiles et ont conduit à une véritable perte de sens, à l’opposé même des objectifs affichés de la réforme.
En proposant une nouvelle réforme d’ampleur avant même la mise en place complète de la réforme actuelle, le président a montré toute l’étendue de sa méconnaissance et de son désintérêt de la voie professionnelle.
Nous continuons à digérer cette transformation avec ses contraintes et la charge de travail afférente. Aucune évaluation n’a été effectuée ni n’est envisagée à moyen ou long terme.
Malgré les avancées des comités de suivi nationaux, force est de constater que la déclinaison de la réforme sur le terrain demeure problématique.
Une charge de travail alourdie
Concrètement, dans de nombreuses académies, faute de moyens adaptés, trop d’établissements continuent à envisager le chef-d’œuvre comme un projet sous l’unique responsabilité de l’enseignement professionnel. Alors même que le ministère pousse à l’ouverture progressive sur un maximum de disciplines, les collègues de lettres-histoire, en premier lieu, n’ont pas toujours leur place dans un projet pourtant à visée pluridisciplinaire.
Pas facile alors dans ces conditions de construire une démarche conforme aux attentes de l’examen. Ce dernier se révèle d’ailleurs difficile à mettre en place au regard de l’organisation des épreuves dans de nombreux lycées.
Effectivement, à l’instar des épreuves de langue par exemple, les passations d’oral de chef-d’œuvre cumulées au maintien d’un maximum de cours pour les enseignants membres de jury alourdissent considérablement la tâche des PLP.
Des défis cruciaux sans cadre stabilisateur
De plus, la mise en place des modules de terminale connait une grande disparité à travers le territoire, tant dans leur organisation que dans leurs contenus. Une plus grande harmonisation et un cadre plus précis seraient souhaitables afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité du dispositif.
Ce serait, par ailleurs, un élément de stabilisation et d’apaisement des équipes et surtout des élèves, dans une année charnière où l’anxiété générée par l’orientation est déjà conséquente.
Le défi sur le plan pédagogique est immense et la gestion de classe est particulièrement difficile.
Le Snep-Unsa rappelle son opposition au développement généralisé et non concerté de cette mixité. Les collègues subissent trop souvent cette réalité.
Le Snep-UNSA agit, en justice, contre cette mixité imposée (voir ICI)
Un nouveau projet de réforme déconnecté et contre-productif
Malgré les inquiétudes et les difficultés sur le terrain et avant même que toutes les leçons aient été tirées de la TVP, le président, ministre de l’Éducation à ses heures, a déjà lancé l’idée d’une nouvelle réforme de la voie professionnelle en se rapprochant du "sacro-saint" modèle de l’apprentissage.
Les enseignants ont déjà beaucoup donné ; parfois sans les moyens, ni la formation, ni l’accompagnement nécessaire… La reconnaissance de leur investissement n’est pas au rendez-vous.
Comme le Snep-Unsa le répète depuis de nombreuses années, l’apprentissage n’est pas un modèle que l’on pourrait dupliquer et adopter tel quel n’importe où. Il n’est adapté qu’à une petite partie de nos jeunes qui y trouvent un véritable épanouissement. Toutefois, il n’est certainement pas fait pour l’essentiel de nos lycéens qui ont besoin de l’accompagnement particulier en lycée professionnel et du savoir-faire singulier des PLP.
Un rapport accablant de la Cour des comptes
La Cour observe un grave déséquilibre financier. L’État ayant très largement soutenu l'apprentissage, le montant des dépenses d'apprentissage sont passées de 5 milliards en 2021 à 11 en 2022. En 2021 ona observé un déficit de 3 milliards pour France Compétences qui gère l'apprentissage. En 2022 le déficit devrait être encore plus important. La Cour invite l’État à définir des objectifs prioritaires et à redéfinir les niveaux de prise en charge. Enfin la Cour souhaite impliquer davantage les établissements scolaires dans l''orientation vers l'apprentissage.
L’avis du Snep-Unsa
L’enjeu est trop important pour se lancer dans des déclarations improvisées sans tenir compte de l’avis des principaux acteurs.
Il s’agit de l’avenir de milliers de jeunes et de la formation de près de 200 000 bacheliers professionnels. Leur rôle dans le développement des métiers de demain est crucial ; ils sont une partie de la réponse aux défis que notre société aura à relever dans les prochaines décennies.
Pourtant, en haut lieu, on semble toujours considérer la voie professionnelle avec mépris, et ce malgré les promesses du président quant à un "changement de méthode"...
Le quinquennat précédent a été marqué par le déroulement d’une réforme lourde et exigeante sans l’apport des moyens nécessaires. Le déploiement de la TVP s’est effectué au pas de charge, selon le calendrier initial, sans tenir compte du contexte particulier lié à la situation sanitaire et aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Le Snep-Unsa exige le retour à un véritable dialogue social, respectueux de notre expertise et de la vision à long terme de l’éducation que nous portons.
Nous demandons une plus grande stabilité dans les politiques mises en œuvre en voie professionnelle.
Le Snep-Unsa revendique des moyens à la hauteur des enjeux.

Les données personnelles mais aussi professionnelles sont devenues des ressources convoitées et lucratives pour qui se les approprient. Le Snep UNSA, syndicat indépendant de l'association Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a déposé une plainte auprès de la CNIL, (commission nationale informatique et libertés) et une information à ce sujet auprès de la tutelle : le ministère de l'éducation nationale au mois de février 2025. De quelles données est-il question ? L'association SGEC, via différents outils et probablement avec seul prétexte le "caractère propre" récupère en particulier les données personnelles et professionnelles des enseignants en situation de précarité. Ainsi les maitres délégués doivent utiliser une plate forme (Caac Web) s'ils veulent obtenir du travail dans un établissement sous contrat catholique. A minima : nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse postales/mail/... situation familiale, nombre d'enfants, diplome, nombre de trimestres acquis à 55 ans, ... sont collectés. Il serait aussi question du stockage d'éléments d'évaluation professionnelle réalisée hors cadre réglementaire. Pourtant l'association SGEC n'est pas l'employeuse des agents publics. La responsabilité de ces transferts au SGEC, balayée par la ministre. Au mois de Mai 2025, madame la Ministre, madame Borne avait apporté une réponse surprenante. Surprenante car le lecteur pouvait comprendre que des données confidentielles ayant trait aux salaires des enseignants étaient transmises par les directeurs d'établissements privés associés à l'enseignement public à l'association SGEC. Pour madame Borne, les responsables de ces transferts sensibles sont les directeurs. La question de la légitimité de ces opérations était balayée notamment en arguant de leur statut de salarié de droit privé. Pourtant les directrices et d'écoles privées sous contrat sont des agent(e)s public(que)s. Ces éléments figurent notamment dans le registre des questions/réponses du Sénat ( ici ). Cela interroge la loyauté des directrices et directeurs, représentant(e)s de l'Etat auprès des personnels. Aujourd'hui les outils informatiques de l'association SGEC auraient été visités ? A lire la communication de cette association et de ses filiales départementales, qui "ne peuvent être regardées comme concourant au service public de l'enseignement"*, il y aurait eu "un accès non autorisé aux données relatives à l’identification des utilisateurs de cette application et aux coordonnées des élèves, de leurs familles et des enseignants"**. La CNIL est questionnée sous la forme d'une plainte par le Snep UNSA depuis un peu plus d'une année, sur la légitimité de l'appropriation des données personnelles et professionnelles des enseignants, concourant au service public de l'éducation. La communication de l'association SGEC est-ce un contre-feu allumé pour se placer en victime ? Le Snep UNSA, avec cet élément nouveau va solliciter une rencontre avec la présidente de la CNIL et demandera à nouveau des explications à monsieur le Ministre, monsieur Edouard Geffray , par ailleurs bien informé des procédures de la CNIL pour y avoir exercé des responsabilités. Contact presse : Franck Pécot 06 52 60 83 11 * lire notamment, https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404279.html ** communication de l'association SGEC

L’État met enfin la main à la poche pour notre prévoyance (compenser la perte de revenu liée un arrêt, une invalidité, voire un décès) mais de manière très timide. Le Snep UNSA s'efforce d'informer la profession au moyen d'une analyse factuelle avec tableaux, synthèses et explications. En effet, il est prévu une cotisation élevée de notre part pour une couverture somme toute ridicule. Concrètement : payer une quarantaine d'euros par mois contre une petite dizaine actuellement pour être moins protégé, Le taux de couverture du salaire passerait de 95% à à 80% au mieux ! Les explications ICI L'actuel prévoyance OGEC est une mince compensation de notre sous statut de non-fonctionnaire (lauréats d'un Crpe privé, Cafep ou Caer). C'est-à-dire sur une carrière, nous perdons au moins 40.000 € soit au moins 80 € par mois. Les explications ICI et ICI Cette prévoyance nous est accordée par notre non-employeur (les OGEC et équivalents). Elle risque de disparaitre en décembre puisque les OGEC qui ne sont pas les employeurs des enseignants (agents publics) souhaitent réaliser des économies. Nous conseillons donc de souscrire à un organisme de type MGEN-MAGE-CNP dès maintenant quand vous recevrez le mail *, ou MGEN (ancienne formule), MAGE , INTERIALE après le 31 décembre 2026**. Si l'accord "OGEC" est maintenu, nous pourrons résilier le contrat devenant inutile. Nous aussi, nous pouvons penser à nous, d'abord. * pour bénéficier de l'abondement de l'Etat, 7 €/mois et l'absence de questionnaire de santé ** pour palier au possible arrêt ou la possible dégradation du contenu de l'accord "Ogec" Lire aussi, https://www.snep-unsa.fr/prevoyance https://www.snep-unsa.fr/perte-de-revenus-entre-enseignants-disposant-du-meme-concours

Ce vendredi 27 février, l’établissement scolaire privé, associé à l’enseignement public par contrat avec l’Etat, collège et lycée La Maîtrise de Massabielle , a eu l'honneur d’une inspection administrative. Cette inspection est une première en Guadeloupe, l'objet est de s'assurer du respect des termes du contrat librement choisis par la direction de l'établissement, madame Louvet. Au cœur du regard de notre institution : le respect des principes de notre République, le respect du travail des personnels, la valorisation de l'engagement des personnels enseignants en particulier. Le Recteur intéressé par l’activité mise en œuvre sous l’autorité de sa directrice doit venir en personne rendre les conclusions. La section locale du Snep UNSA, par ses alertes a contribué à l'intervention de notre autorité de tutelle : l’Etat. Elèves et enseignants ont eu l'occasion de prendre la parole. Ils peuvent toujours s'adresser au Rectorat ou à notre syndicat qui rendra compte à notre tutelle : le Recteur. Nous souhaitons aux personnels un cadre serein de travail : une répartition des heures en correspondance avec l'engagement de chacun(e) pour seul critère, une égale considération dans les relations professionnelles au quotidien.

Le dispositif de prévoyance de notre employeur va être déployé à compter du mois de Mars 2026. Il prendra effet dès le mois de Mai 2026, en même temps que le dispositif de complémentaire santé. Ce dispositif, facultatif , vise à couvrir les risques d' incapacité (temporaire sur courte ou moyenne durée), d' invalidité , ou de décès . C'est-à-dire percevoir un complément de revenus en cas d'impossibilité de travailler ou de faire profiter à sa famille d'une aide en cas de décès. Le Snep UNSA propose un webinaire le mercredi 11 mars 2026 à 17h Nous vous ferons part du lien du webinaire, 1 semaine avant. soit à partir du 4 mars Pour participer au webinaire du mercredi 11 mars, 17h, inscrivez-vous

Le dispositif expérimental de la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires affectés dans les établissements publics et privés sous contrat était arrivé à son terme en décembre 2025. Depuis février, avec l’adoption du budget, il est finalement pérennisé. Ce dispositif concerne aussi les maitres en contrat définitif des établissements privés sous contrat. Notre article, ici La rupture conventionnelle de nouveau accessible Depuis décembre, l’éventualité d’une pérennisation du dispositif de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique avait été envisagée par le gouvernement mais la parution des textes se faisait attendre en raison de la non-adoption du budget. Depuis le 19 février, date de parution de la loi de finances 2026, ce dispositif est définitivement inscrit dans le Code général de la Fonction publique. Pour les enseignants fonctionnaires ou en contrat définitif (établissement sous contrat d'association), il est donc de nouveau possible de demander une rupture conventionnelle. Et pour les maitres en CDI ? La rupture conventionnelle était déjà pérenne car elle n’était pas bornée au 31 décembre 2025 comme pour les fonctionnaires et les maitres en contrat définitif. L’avis du Snep-Unsa Le Snep-Unsa accueille positivement la pérennisation de la rupture conventionnelle, l’Éducation nationale étant le premier utilisateur au sein de la Fonction publique. Toutefois, pour le Snep-Unsa, ce dispositif doit être davantage développé. Il nécessite également une meilleure transparence, une harmonisation des critères d’acceptation et de calcul des indemnités, notamment pour éviter les trop grandes disparités ou des refus parfois injustifiés.

Lors d'une demande de congé de longue maladie (CLM) après 12 mois consécutifs de congé maladie ordinaire (CMO), l'enseignant fonctionnaire ou en contrat définitif du privé sous contrat peut se retrouver dans un "vide juridique" le temps que le conseil médical donne son avis. Cette situation conduit à une rupture de rémunération. Le Snep UNSA dénonce la rupture de rémunération et demande au ministère de l'éducation nationale de revoir sa copie. Après douze mois consécutifs de CMO, le fonctionnaire ou assimilé (enseignant en contrat définitif) est placé en disponibilité pour raison de santé (DRS) (décret 86-442, article 27). Il reçoit une indemnité égale au montant du traitement complétée, le cas échéant, des primes et indemnités pérennes qu'il percevait à l'expiration de son CMO. La perception de ce revenu n'est prévue que dans les cas exclusifs d’une demande de réintégration, de placement en disponibilité ou d'admission à la retraite pour inaptitude, tant que le conseil médical n'a pas statué. Et dans l'attente d'une décision de CLM ? Pour ceux qui demandent un CLM, curieusement, le texte ne prévoit rien. Le fonctionnaire n'est ni en disponibilité pour raison de service (DRS), ni en CMO, et se trouve sans aucun revenu, puisque ses droits sont épuisés. Les conséquences sont graves pour lui, alors qu'il est déjà dans une situation de santé difficile : Une rupture totale de ressources : il ne perçoit plus rien de l'administration pendant plusieurs mois, les délais des avis rendus par les conseils médicaux étant parfois très longs. Une exclusion de la protection sociale complémentaire (PSC) en prévoyance : comme il n'est ni en CLM, ni en DRS, les nouveaux contrats collectifs de prévoyance, mis en place en 2026, ne peuvent pas non plus l'indemniser. Cette situation n’est pas prévue par les articles 3 à 5 du décret 2024-678, qui énumèrent de manière limitative les garanties apportées par le contrat collectif : CMO, CLM, congé de longue durée, DRS ainsi que retraite pour invalidité. Une régularisation tardive : il ne sera payé qu'après la décision du conseil médical, de manière rétroactive. Un fonctionnaire en fin de droits de CMO, qui demande un CLM, et donc a priori, est gravement malade, n'est pas protégé financièrement durant l'attente de décision du conseil médical. Pour l'UNSA Fonction Publique, cette situation est inacceptable. Elle demande que l’article 27 du décret 86-442 soit modifié pour ouvrir la perception de l’indemnité provisoire dans tous les cas de saisine du conseil médical et permettre à chaque fonctionnaire de percevoir un revenu. https://www.unsa-fp.org/article/Du-CMO-au-CLM-l-UNSA-Fonction-Publique-denonce-une-rupture-de-remuneration

Le projet de décret sur les autorisations spéciales d’absence (ASA) dans la Fonction publique suscite une vive inquiétude. Le Snep-Unsa relaie l’alerte de l’UNSA Fonction publique et appelle les agents à se mobiliser pour défendre leurs droits. Présenté lors d’un groupe de travail, ce texte modifierait en profondeur le régime des autorisations d’absence pour événements familiaux, garde d’enfant malade ou accompagnement d’un proche. Des droits des agents publics menacés Pour l’UNSA Fonction publique comme pour le Snep-Unsa, le projet de décret constitue un recul. Il pourrait restreindre certains droits existants, limiter les possibilités de négociation locale et fragiliser l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les autorisations spéciales d’absence sont pourtant essentielles. Elles permettent aux agents et agentes, qu'ils soient affectés dans des murs privés ou publics, de faire face à des situations familiales importantes sans pénalisation professionnelle. Certaines mesures envisagées pourraient par ailleurs avoir un impact particulier sur les femmes, alors que l’égalité professionnelle reste un enjeu majeur dans la Fonction publique. Une mobilisation pour le maintien des autorisations d’absence Face à ces reculs, une mobilisation nationale est lancée afin d’obtenir le maintien des droits existants et l’ouverture d’une véritable concertation avec les organisations syndicales. Le Snep-Unsa appelle l’ensemble des personnels à rester vigilants et à se mobiliser pour garantir des autorisations d’absence protectrices, équitables et adaptées aux réalités des agents publics.

Depuis 1976, la promulgation de la loi Guermeur instituant une égalité des obligations et du salaire entre enseignants fonctionnaires et contractuels en contrat définitif , affectés dans des murs privés, depuis 1992 et les accords Lang Cloupet installant un vrai faux concours d'enseignant, l'Etat et le secrétariat général de l'enseignement catholique ont régulièrement l'occasion de déstabiliser le service public d'éducation. Les enseignants, fonctionnaires ou contractuels, les inspecteurs, les médecins scolaires, les personnels administratifs des divisions "du privé", voient leur travail utilisé soit au motif du service public soit au motif de l'enseignement confessionnel. Le choix politique n'est pas assumé. La séquence récente autour de l’inspection en est l’illustration la plus nette. Après l’affaire Bétharram, l’État a enfin renforcé les contrôles dans le privé sous contrat. Mais au lieu de soutenir clairement celles et ceux qui exercent les missions d'enseignement, de direction d'école (dirigées par des agentes publiques), d'inspection, de médecine scolaire et d'administration, le Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique accélère son offensive publique et interne aux établissements privés sous contrat, en visant particulièrement les inspections et leurs méthodes. Dans le même temps, le ministre a publiquement mis l’accent sur des « problèmes de positionnement » de certains inspecteurs, renvoyant ainsi une part de la difficulté sur ceux qui contrôlent. Et c’est dans ce contexte qu’un syndicat de l'"enseignement libre catholique" (sic) s’est félicité de l’ouverture annoncée de l’accès au concours d’Inspecteur Académique - Inspecteur Pédagogique Régional (IA-IPR) aux enseignants du privé sous contrat. Les formations à la laïcité, celles relatives à l'EVARS sont largement utilisées par le SGEC et ses associations (Formiris notamment) pour faire valoir ses enjeux sans que le ministère ne se prononce clairement. Peut-être attend-il le résultat de l'audit de Formiris par la Cour des comptes ? Quoi qu'il en coûte aux agents, il laisse prospérer le vrai faux mouvement de l'emploi des agents publics, celui parallèle au vrai mouvement de l'emploi qu'il est censé diriger. A chaque fois le perdant est l’État et ses agents. Une frontière claire distingue pourtant le service public d’État, le travail des agents publics (enseignants, directrices d'écoles sous contrat, inspecteurs, médecins scolaires, personnels administratif) du SGEC et de l'activité "hors contrat" des directeurs des collèges et lycées privés sous contrat. Officiellement les directeurs des collèges et lycées privés sous contrat représentent l’État, la puissance publique, auprès des agents (enseignants, directrices d'écoles sous contrat, inspecteurs, médecins scolaires, personnels administratif) . L'ambiguïté, terreau de la violence ? Le long travail de sape de l’École de la République, visible depuis 1976 par les experts ou plus récemment par celles et ceux qui suivent l'actualité se mesure aussi à l'aune de la mise à jour des violences contre les élèves, particulièrement dans les internats relevant es établissements privés. Il n'y a pas une semaine sans révélations. Défendre l’École de la République, dont l'école publique ne consiste pas à opposer des personnes ou des parcours, mais à exiger un État clair sur ses principes, loyal dans le dialogue social et exigeant, voire intransigeant, avec tous ceux qui bénéficient de financements publics. Le Snep UNSA demande toujours des clarifications au ministère de l'éducation nationale et à celui de l’agriculture au sujet du statut des enseignants : la fonctionnarisation de tous et non pas l'affectation de vrais faux contractuels à coté de fonctionnaires. L'attractivité des métiers de l'éducation exige une clarification du statut des enseignants, la fonctionnarisation de tous les directeurs d'écoles, de collèges et de lycées œuvrant, en théorie, au service public, même si les murs sont privés. L'enseignement privé doit rester ce qu'il n'aurait jamais du cesser d'être : le financement privé de l'enseignement entre clients et patrons. Contact presse : Franck Pécot 06.52.60.83.11











