Réforme du Bac : ne chamboulons pas tout !

2 février 2018

 

Pour nous, les conditions actuelles ne permettent pas la mise en œuvre d’une réforme en profondeur du lycée. Pour autant le baccalauréat doit être modifié.


C'est le message que l’UNSA et ses syndicats ont affirmé lors de leur rencontre ce mercredi matin avec le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.


Le baccalauréat ne répond en effet plus à sa double mission de valider les acquis de la scolarité et d’ouvrir les portes de la réussite dans l’enseignement supérieur. Son évolution doit avoir pour objectifs la réussite des élèves et une réduction des inégalités sociales. Il doit allier l’exigence d’un diplôme national avec la reconnaissance d’un travail construit par les élèves tout au long du lycée.


L’UNSA est favorable au principe d’une épreuve orale limitée à 20 minutes durant laquelle l’élève, parce qu’il aura été préparé, saura présenter, expliquer, argumenter son projet.


Par ailleurs, nous approuvons l’idée de limiter le nombre d’épreuves terminales et d’organiser des évaluations en cours du cycle terminal, s’appuyant sur une banque nationale de sujets.


Développer une épreuve orale, introduire une part d’évaluation en cours de cycle, favoriser une personnalisation plus grande de l’examen en cohérence avec les attendus des formations de l’enseignement supérieur, sont des leviers qui peuvent progressivement faire évoluer les pratiques pédagogiques et donc à terme changer le lycée. Certaines des propositions du rapport Mathiot, sur l’accompagnement des lycéens en particulier, peuvent être intéressantes.


Le ministre, par ailleurs, nous a assuré qu’il n’y aurait pas de grand bouleversement en seconde à la rentrée prochaine. Beaucoup de questions restent néanmoins en suspens sur les choix qui seront faits. La réforme annoncée manque clairement de lisibilité à deux semaines des annonces en conseil des ministres. Un cycle de discussions avec la DGESCO doit s’ouvrir prochainement.

 

A cela s'ajoute le problème de l'absence d'instance de concertation interne à l'établissement (conseil pédagogique, conseil d'administration) pour discuter des orientations pédagogiques. Elèves, parents et enseignants n'ont pas voix à ce chapite qui les concerne pourtant en premier lieu.


Dès lors pour l’UNSA, les conditions ne sont pas réunies pour mettre en place immédiatement, au risque de la précipitation, un lycée modulaire vers lequel il faut tendre progressivement.


Aucune réforme ne peut avoir comme conséquence une dégradation des conditions de travail de l’ensemble des personnels. En particulier, l’UNSA n’acceptera pas un projet qui viserait à annualiser le temps de travail des enseignants.

 

Une réforme du baccalauréat doit favoriser l’école de la réussite, lutter contre les inégalités, permettre l’élévation du niveau de tous les jeunes. C’est à cette aune que nous étudierons avec une grande vigilance les choix du ministre et que nous prendrons alors position.

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