Vers un plan ministériel de formation continue dans le 1er degré

Pour accompagner –enfin!- la refondation de l’École, le ministère annonce un plan pour la formation continue sur les deux prochaines années scolaires dans le 1er degré. L’objectif est de permettre 3 jours de formation continue par an et par enseignant en plus des 18 h d’animations pédagogiques.

 

Ce plan prévoit des moyens spécifiques en termes de remplacement ainsi qu’un pilotage national. Les moyens de remplacement doivent donc être fortement abondés pour la prochaine rentrée.  L’objectif de 3 jours par an et par enseignant peut apparaître insuffisant mais il sera déjà difficile à atteindre si le remplacement pour formation n’est pas sanctuarisé.

 

Par ailleurs, un comité spécifique national regroupant des inspecteurs, des directeurs d’école, des conseillers pédagogiques, des enseignants de différents contextes d’exercice, a été constitué. Il devra formuler des recommandations et des orientations tant en terme de contenus que de démarches.

 

Ce plan traduit la volonté d’une nouvelle politique de la formation continue, tant sur le fond que sur la forme.

 

Nous le demandons depuis ... longtemps. L’Éducation nationale doit changer de logiciel en abandonnant une formation continue synonyme d’information institutionnelle descendante au profit d’une logique de développement professionnel où les personnels, en équipe, sont acteurs de leur projet de formation. Ainsi, les équipes devront pouvoir non plus être formées mais accompagnées dans le temps pour un programme de formation qu’elles élaborent et parfois alimentent elles-mêmes, pour répondre à leurs questionnements et leurs besoins.

 

Toutefois, 50 % de l'Argent Public pour nos formations étant détourné par la structure confessionnelle avec l'accord tacite des Organisations Syndicales "Maisons" (Cftc, Spelc et Cfdt) qui siègent à Formiris ...  Il va falloir se battre pour bénéficier de ce dispositif !

 

C'est l'occasion de nous voir reconnaître désormais les enseignant(e)s non plus comme des agents voir des salarié(e)s du Diocèse qu’il faut manipuler mais comme des professionnels dynamiques qu’il faut soutenir et accompagner.

 

C’est ce que nous demanderons au Ministère lors de notre audience en plus de notre revendication première :

 

l'application des dispositions de la Loi Debré de 1959 sur le statut des maitres : la Fonctionnarisation.

 

Le détournement de cette disposition de la Loi Debré, en réduisant le statut des Maitres à celui des Agents Contractuels nous pénalise aussi sur le sujet de la formation (Salaire, pension, reconversion, conditions de travail, …).

 

Par définition les Agents Contractuels n'ont pas à être nommés sur des emplois permanents. Ceux ci sont réservés aux Titulaires . (A ce jour 2,000 Fonctionnaires et 138,000 Agents Contractuels nommés sur des emplois permanents au bénéfice des structures confessionnels : représentants des religions et syndicats "maisons" qui ainsi sont plus à l'aise pour faire leurs "arrangements" entre eux ).

 

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