Statut des suppléant(e)s : division syndicale ?

L'UNSA, avec d'autres organisations syndicales a obtenu un statut pour les suppléant(e)s des établissements publics :

décret de 2016,

circulaire de 2017.

Il en découle : salaire amélioré, portabilité du contrat, contractuel-remplaçant sur zone, maintien du salaire en cas d'absence de remplacements, ...).

 

Le ministère a proposé "une convergence des situations de ces deux catégories d'enseignants [qui] pourrait contribuer à renforcer l'attractivité des fonctions de suppléant pour les maîtres délégués" par courrier en date du 2 mars 2017.

 

Cette proposition est une belle avancée car elle permet une convergence vers le statut unique des enseignants, seul moyen selon nous de supprimer les inégalités dont nous sommes victimes par rapport à nos collègues des établissements publics.

 

Notre syndicat a interpelé l'ensemble des organisations de maîtres et de directeurs par lettre du 24 mars pour leur demander de se positionner sur cette offre intéressante.

 

Depuis, la structure catholique (représentants des évèques, d'organisations de directeurs et de certaines organisations de maîtres (Cftc, Cfdt, Spelc)) a été reçue le 11 avril au ministère.

 

Si l'on en croit ce qui émane du syndicat professionnel de l'enseignement libre catholique, ce que nous craignions serait arrivé : refus ou absence de prise de position sur l'offre par la structure catholique.

 

Nous comprenons la logique de défense de part de marché (élèves, enseignant(e)s, électeur(ice)s). Toutefois comment des organisations "syndicales" de maîtres peuvent faire la fine-bouche, "les difficiles" ? Au regard :

 

  • d'une proposition créatrice de droits ?

 

  • d'une proposition concrète visant l'égalité entre salarié(e)s réalisant le même travail ?

 

  • d'une proposition qui reprend toutes leurs demandes en en ajoutant d'autres (portabilité du contrat d'une académie à une autre) ?

 

(Rappelons-nous le discours du Spelc évoquant une discrimination au sujet du traitement des suppléant(e)s, rappelons nous la pétition de la Fep-Cfdt, au sujet du statut de "contractuel-remplaçant").

 

Probablement parce que les principes d'égalité et de non-discrimination ne font pas partie de l'ADN de la Fep-Cfdt, du Spelc et du Snec CFTC ?

 

La Fep-Cfdt ne prône-t-elle pas une "double-autorité" administrative et ecclésiastique sur les enseignant(e)s ("Un professeur du privé devrait sentir que son employeur est autant l'Etat que le diocèse ou le chef d'établissement") ...

 

L'unité syndicale que  nous avons recherchée pour obtenir l'extension aux suppléants (M.A.) du statut des suppléant(e)s du public est compromise pour le moment.

 

La rencontre du 11 avril 2017 au ministère et la production d'une pétition par l'intersyndicale de la structure catholique permet de clarifier les objectifs, les revendications des unes et des autres.

 

Notre organisation apparaît comme la seule souhaitant l'extension aux suppléant(e)s du privé du statut des suppléants du public et plus globalement la seule qui défend le statut de fonctionnaire pour toutes et tous.

 

Merci de signer la pétition

SNEP - UNSA
21 rue Jules Ferry
93177 Bagnolet cedex 

 

Téléphone

0652608311 0652608311


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