Budget de l’Éducation nationale : on ne nous la fait pas !

4 octobre 2018

 

Malgré les annonces fracassantes de Jean-Michel Blanquer martelant les 850 millions supplémentaires au budget de l’Éducation nationale, les conséquences sur les choix opérés ont un goût amer. Le budget, ce n’est pas que des milliards d’euros maniés avec adresse au fil des communications ministérielles, c’est surtout des options de ventilation de ces sommes et de leur utilisation.

 

Les lignes politiques sont claires pour le budget 2019 de l’Éducation nationale : Pour les établissements privés sous contrat du second degré dans le second degré, moins d'emplois à temps complet , -361 (voir ici) , et comme variable d’ajustement pour colmater les rustines, des heures supplémentaires que le ministre s’efforce de rendre alléchantes.

Pour les écoles privés sous, - 189 emplois  (voir ici).

 

Le nombre d'élèves, lui ne cesse de progresser  (voir ici)

 

Années

2013-2014

2014-2015

2015-2016

2016-2017

2017-2018

Écoles du 1er degré

869 857

877 953

886 768

894 403

895 862

Collèges

678 465

681 400

683 359

689 363

699 431

LEGT

421 407

422 450

431 131

439 525

443 605

LP

92 042

91 410

90 511

87 225

85 312

Total 2nd degré y compris post bac et EREA

1 197 770

1 201 196

1 210 995

1 222 454

1 234 667

Total

2 067 627

2 079 149

2 097 763

2 116 857

2 130 529

 

Source : MEN – MESRI – DEPP

 

Jean-Michel Blanquer entend compenser ces suppressions en imposant aux enseignants une 2e heure supplémentaire au prétexte d’augmenter notre pouvoir d’achat.

Le ministre compte également sur la réforme des lycées généraux, technologiques et professionnels avec ses nouveautés quant aux choix que les élèves pourront faire, pour que le nombre d’élèves par classe soit raisonnable.

 
Alors, oui, le budget est en hausse, mais la communication ministérielle leurre dans la mesure où elle ne donne pas les bonnes clés de lecture. Les agents et usagers de l’Éducation nationale ont le droit de savoir. Les personnels enseignants ont besoin de reconnaissance à travers leurs conditions de travail et leur rémunération. Nos élèves méritent des conditions d’apprentissage de qualité. Cela passe par des lignes politiques qui ne s’inspirent pas exclusivement du libéralisme.
 
La cerise sur le gâteau, c’est la suppression de 400 postes administratifs alors que les projets de réorganisation territoriale inquiètent dans les écoles, établissements scolaires et services administratifs. 400 postes en moins, compte tenu du peu de personnel dans les divisions de l'enseignement privé des rectorats, c'est affaiblir la lutte contre l'activité opaque, l'entrisme, les manoeuvres, des organisations de la structure catholique qui nous créent des difficultés pour nos demandes de mutations, pour nos départs en formation, pour le remboursement des frais de déplacement, pour le versement des indemnités pour missions particulières ...
 
Pour celles-ci, il est à noter que les établissements publics du second degré, se voient attribuer 114 Mi € soit 298 € par enseignant  contre ...   15.6 Mi € pour les établissements privés sous contrat soit 176 € par enseignant !
 
N'oublions pas de "remercier" pour cette inégalité, encore une, les syndicats maisons, membres des codiec, caec, craec, cnec, ... Ces associations qui font leur lobbying à notre détriment.
 
Pour protester contre ce budget qui ne correspond pas aux besoins, l’Unsa-Éducation, en intersyndicale avec la Sgen-CFDT* et la FSU, appelle à la grève le 12 novembre prochain.
 
* syndicat laique de la Cfdt, indépendant des DDEC.
 
12 novembre 2018 appel à la grève
Appel_à_la_grève_le_12_novembre_2018.pdf
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