Blanquer, autoritarisme Bac et DNB 2019

6 juillet 2019

La session du baccalauréat et du DNB 2019 a été marquée par une crise sans précédent accumulant les conflits, tant dans les établissements et les jurys d’examen, que dans l’opinion publique.

 
Depuis plus de deux semaines, c’est l’escalade avec la grève de la surveillance des épreuves d’abord, puis la rétention de notes et enfin de blocages de jurys menés par des organisations syndicales (et de patronages) engagées dans un bras de fer perdant avec un ministre n’ayant pas plus la volonté que la possibilité de céder.

 

Cependant l’École ressort abîmée de cette crise.

 

Tant les déclarations du ministre que son refus d'entendre un point de vue différent du sien dégradent l’image de l'Ecole, à commencer par ces diplômes auxquels élèves, parents et enseignants sont attachés.

 

Qui a envie d'entendre que "le bac 2019 sera comme cela de 1968 : il ne vaut rien ?"

 

Le choix du ministre d'outrepasser la souveraineté des jurys d'examen pour donner un semblant de normalité à la publication des notes laissera des traces dans la profession et chez les lauréats et parents de lauréats de cette étrange session.

 

Le Snep-Unsa regrette la méthode et les choix gouvernementaux qui ont conduit à cette situation : le nombre et le rythme des réformes menées depuis 2017 sur fond de restrictions budgétaires sont incompatibles avec la sérénité nécessaire pour mener des politiques éducatives durables.

 

Le ministre doit répondre aux inquiétudes et aux désaccords que le Snep-Unsa a exprimés à de nombreuses reprises sur la mise en œuvre de la réforme des lycées et du bac.

 

Le Snep-Unsa a en effet tiré la sonnette d’alarme en février 2019, alors que les moyens annoncés en baisse pour la rentrée hypothèquent la possibilité de préserver les conditions d’enseignement, d’assurer une offre d’enseignements suffisante et un accompagnement des élèves à même de faire de cette réforme une vraie plus-value pédagogique.

 

Alors que les dotations par établissement s’affinaient, nous avons encore prévenu et demandé en mai 2019 un financement supplémentaire par les rectorats des cartes académiques des enseignements optionnels, nécessaires pour accompagner la construction des parcours et du projet universitaire des élèves.


Pour le Snep-Unsa, le changement de méthode s’impose. Le ministre ne réussira pas la mise en place de sa réforme des lycées et du bac si on ne retrouve pas un climat plus apaisé.

 

Le Snep-UNSA continue ses actions pour demander l'égalité du statut des enseignants.

L'aggiornamento d'organisations de patronages et syndicales de la fameuse 'intersyndicale du privé' probablement vexée du mot du directeur du cabinet du ministre les concernant "Vous n'êtes rien !", à moins qu'elle ne s'inquiète de la perte du moyen d'agir en toute opacité dans nos demandes de mutation*, a montré son inutilité pour les enseignants.

 

L'école de la confiance, cela ne se décrète pas,  cela se pratique.

 

 

* voir loi "fonction publique" et retrait de la compétence "mutation" des CCMA, CCMI, CCMD) donc probable perte de vitesse du dispositif opaque "accord professionnel sur l'emploi dans l'enseignement catholique".

 

 

Communiqué de presse - le ministre qui ne bouge que face à la loi ou ceux qui font la loi
SNEP UNSA le ministre de l'apparent dial[...]
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