AGIRC - ARRCO : Accord nécessaire mais effort injustement réparti.

L' « accord de principe » trouvé entre trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et le patronat sur l’avenir des régimes de retraites complémentaires, notamment autour d’un système de bonus-malus incitant les salariés à travailler plus longtemps, a été finalisé.

 

Le texte prévoit des économies de 6,1 milliards d'euros d'ici à 2020 qui, selon le Medef, limiteraient le déficit des régimes complémentaires à 2,3 milliards d'euros à cette date. Il instaure un système de bonus-malus pour inciter les salariés à décaler leur départ, à partir de 2019. Une fois atteints l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation requise pour une pension à taux plein, ces salariés devront travailler un an de plus ou subir une décote de leur pension de 10 % pendant deux ans, voire trois. Ceux qui travailleront deux, trois ou quatre années supplémentaires bénéficieront, au contraire, d'un bonus pendant un an.

 

Les retraités exonérés de CSG et certains travailleurs handicapés et aidants familiaux échapperont à ce dispositif, mais les personnes ayant commencé à travailler tôt et pouvant partir actuellement à 60 ans devront elles aussi travailler un an de plus pour éviter l'abattement.

 

  • En quoi consiste le système de bonus-malus ?

Au final, le patronat, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC sont parvenus à s’entendre sur un mécanisme d’abattements et de bonifications. A partir de 2019, un salarié remplissant les conditions pour toucher sa retraite de base à taux plein (c’est-à-dire âgé de 62 ans et ayant cotisé 41,5 ans pour ceux nés en 1957, par exemple) aura le choix entre plusieurs options :

- soit il arrêtera de travailler et sa pension complémentaire sera diminuée de 10 % pendant au moins deux ans (peut-être trois si la situation financière des régimes le justifie);

- soit il restera sur le marché du travail jusqu’à 63 ans, auquel cas le malus ne s’appliquera pas.

Celui qui prolongera sa carrière d’une, deux ou trois années supplémentaires touchera un coup de pouce (de 10 % à 30 %).

 

  • Quelles sont les autres mesures prévues ?

Le texte de l’accord prévoit la sous-indexation des pensions, d’un point par rapport à l’inflation (2,1 milliards d’euros), et le décalage dans le temps de la revalorisation annuelle des retraites (1,3 milliard).

Le syndicat pointe un nouveau report de l'age légal de le retraite qui ne porte pas son nom :
 

Le patronat, la Cfdt, la Cftc et la CFE-CGC ont trouvé un accord qui prévoit une décote des retraites complémentaires des salariés qui ne décaleront pas d'un an leur départ.
 

À l'occasion de cette négociation sur les retraites complémentaires, le patronat a dès le début voulu repousser l'âge de départ à la retraite. Une décision que s'était refusé à prendre le gouvernement lors de la réforme Touraine de 2014, réforme qui n'avait du coup rien réglé pour les régimes Agirc et Arrco  (Enseignants et Personnels Ogec).
 

Les syndicats de salariés souhaitaient une augmentation des cotisations patronales ... qui aurait lieu  MAIS qui serait annulée par la baisse des cotisations patronales sur la branche accidents du travail - maladies professionnelles (excédentaire).
 

Au final, pour cette réformer nécessaire, les salarié(e)s portent l'effort, presque, seuls !

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